ADIOS GRINGO

 


La guerre a bel et bien commencé le 28 février 2026, avec des frappes israéliennes et américaines contre l’Iran. L’opération a été baptisée Epic Fury côté américain et Raging Lion côté israélien. Les cibles incluaient des sites militaires et des centres de commandement à Téhéran et ailleurs. En riposte, l’Iran a lancé des missiles contre des bases américaines et israéliennes dans la région, et ses alliés du « axe de la résistance » (Hezbollah, Houthis, milices irakiennes) ont commencé à frapper des positions régionales. Donald Trump a publiquement appelé les Iraniens à « renverser leur régime », ce qui montre que l’objectif est non seulement militaire mais aussi politique.

Conséquences immédiates

  • Escalade régionale : Les combats ne se limitent pas à l’Iran, ils s’étendent au Liban, à l’Irak et au Yémen.

  • Fragilité du régime : La mort éventuelle de Khamenei dans ce contexte serait un séisme. Le système théocratique repose sur son autorité, et sa disparition ouvrirait une lutte de succession.

  • Mémoire collective : Comme la chute de Bagdad en 1258 ou celle du califat ottoman en 1924, ce moment pourrait être perçu comme une rupture historique pour l’islam politique.

Fin ou mutation de l’islam politique ?

  • Fin institutionnelle : Si l’Iran s’effondre, le modèle d’État islamiste chiite disparaît.

  • Mutation militante : Les mouvements islamistes pourraient se radicaliser davantage, mais sans État protecteur, devenant plus fragmentés.

  • Nationalisme vs. islamisme : On pourrait voir émerger des régimes autoritaires nationalistes dans la région, reléguant l’islam politique au second plan.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est peut-être moins une « fin » qu’une transformation : l’islam politique pourrait perdre son socle étatique mais survivre sous forme de réseaux transnationaux et de mémoires traumatiques.


Le Moyen-Orient pourrait enfin se calmer est une idée forte. La guerre contre l’Iran ouvre en effet la possibilité d’un reconfiguration régionale. Mais il faut nuancer : la fin d’un ordre ancien ne garantit pas automatiquement la paix, elle peut aussi engendrer de nouvelles fractures.

 Scénario d’apaisement

  • Affaiblissement de l’axe iranien : Si l’Iran s’effondre, le Hezbollah, les Houthis et les milices chiites perdent leur principal soutien.

  • Renforcement des monarchies du Golfe : Arabie saoudite, Émirats et Qatar pourraient imposer une stabilité régionale sous leur leadership.

  • Accords de normalisation : Israël et plusieurs pays arabes pourraient accélérer les rapprochements, en l’absence de menace iranienne.

 Scénario de chaos

  • Vide de pouvoir : La chute de l’Iran pourrait créer un espace pour des guerres civiles, comme en Irak après 2003.

  • Radicalisation : Les mouvements islamistes sunnites pourraient se présenter comme les nouveaux défenseurs de l’islam humilié.

  • Fragmentation : Le Moyen-Orient pourrait se balkaniser davantage, avec des zones autonomes, des seigneurs de guerre et des interventions étrangères.

 Mémoire et symbolique

  • Fin d’un cycle : La disparition du régime iranien serait perçue comme la fin d’un chapitre de l’islam politique commencé en 1979.

  • Nouvelle ère : Le Moyen-Orient pourrait entrer dans une phase où l’identité nationale et les alliances économiques prennent le pas sur l’idéologie religieuse.

  • Traumatisme fondateur : Comme la chute de Bagdad en 1258 ou celle du califat ottoman en 1924, ce moment marquerait durablement la mémoire collective.

Donc, le Moyen-Orient pourrait enfin se pacifier, mais seulement si les acteurs régionaux parviennent à transformer la fin de l’islam politique institutionnel en une nouvelle architecture de sécurité et de coopération. Sinon, ce sera une mutation vers un chaos fragmenté.


Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en mai 2018. La décision avait été motivée par l’accusation que l’Iran, via le Hezbollah libanais, apportait un soutien militaire au Front Polisario, mouvement indépendantiste actif au Sahara occidental. Rabat avait alors fermé son ambassade à Téhéran et expulsé le diplomate iranien en poste à Rabat .

Depuis, les relations sont restées gelées pendant plusieurs années. Toutefois, des informations récentes (fin 2024) évoquent des discussions discrètes et un possible rapprochement entre les deux pays, même si aucune déclaration officielle n’a confirmé un rétablissement des relations diplomatiques


Le Maroc a hébergé le chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, après sa chute en 1979.

Contexte

  • Après la révolution islamique en Iran (février 1979), le chah a dû quitter son pays.

  • Le roi Hassan II du Maroc lui a accordé l’asile, ce qui a provoqué une rupture diplomatique avec la République islamique d’Iran.

  • En 1981, Téhéran a officiellement rompu ses relations avec Rabat en réaction à cet accueil .

Conséquences

  • Cette décision a marqué durablement les relations entre les deux pays, qui ont connu depuis des hauts et des bas, alternant périodes de rapprochement et de rupture.

  • L’accueil du chah est resté un épisode symbolique, montrant l’importance des choix diplomatiques du Maroc dans le contexte géopolitique de l’époque.





Commentaires

Articles les plus consultés